Deux Mille Douze

Il n’ira pas. Il a trop peur de perdre, la défaite lui est inconnue. Elle n’est domptée que par ceux qui se battent. Le Boudrillon a toujours fait semblant. Il a construit ses succès de longue main, armé de patience et de brigue. Il ne s’est jamais montré dans la lice qu’une fois ses adversaires réduits à y agiter un glaive ébréché, ou après s’être entendu assurer par quelque oracle qu’un trouble favorable à sa cause éclaterait en pleine bataille.
Il a renoncé.
Dès avant, même, d’avoir poussé à la déroute dans les provinces la moitié de son gouvernement. Cette défaite qu’il ne peut voir en face, il fallait que ses féaux y goûtassent.
Il n’ira pas.
Il ne s’agit plus que d’habiller la chose en noble quant-à-soi, envelopper la suite de mystère, et par ces artifices jouer encore une fois le personnage de la rupture.

Publié dans : Aile droite, Chronique compendieuse | le 4 avril, 2010 |Pas de Commentaires »

Région capitale

Dans la défaite de son camp, Grisdemeaux affiche belle humeur. Comme lui six ans plus tôt, et contre le même Peluchon, Pécrassine a perdu. Elle ramène plus d’élus que lui, la jolie caille, grâce à l’absence au second tour d’un candidat de Pénélotte, mais elle offre un minois défait aux caméras, un œil cerné, et le verbe lui manque. Les coups de bec de son prédécesseur auront mieux sapé sa campagne que le ressentiment de la Sorbonne.
Or avec elle trébuche son seigneur et maître, et cela donne du cœur à Grisdemeaux. Il parlait de 2017. Mais 2012 ? Chaque jour qui passe ancre un peu plus en lui la certitude que le Boudrillon n’ira pas. Le busard de Meaux a assez éprouvé ses ailes.

Publié dans : Aile droite, Chronique compendieuse | le 24 mars, 2010 |Pas de Commentaires »

“Going out”

Après trois ans d’usage les filets du Boudrillon n’attrapent plus grand-chose. Les mailles s’en relâchent, et plus qu’à prendre servent à échapper. Voyez Homéoduc. A droite il a passé vingt ans, à plaider la liberté de mœurs. Et passé surtout pour un bougre de cour. Il passe à gauche.

Publié dans : Aile droite, Aile gauche, Chronique compendieuse | le 22 janvier, 2010 |Pas de Commentaires »

Clientèle captive

L’achat de ces millions de vaccins contre la fiévrelette était fol, mais la vente parfaite. Or Rosedinde la rétracte. Par une formule habile dont elle peut se rengorger : à la prochaine épidémie qu’inventeront les officines, de celles que son caprice aura lésées elle achétera les onguents.
Trois compagnies milliardaires tiennent ainsi une rente sur l’Etat, qui auprès de la Police mondiale de la santé passent pour être un peu plus que des mouches.

Publié dans : Aile droite, Chronique compendieuse | le 9 janvier, 2010 |Commentaires fermés

Reprise de relations

Qu’est donc allé toucher Couchenard à Kigali pour le prix de notre humiliation?
Rien, sinon la sandale du despote.

Césaire et Frachon

Le nom d’une place déplaisait à Vénérique, dans le faubourg dont elle porte depuis deux ans l’écharpe. Elle l’a changé. La dignité des îles lui a servi de ciseau pour abîmer un demi-siècle de mémoire ouvrière. Chez cette la verte édile, l’intimidation vient au secours de l’offense. Mais des deux figures que son geste a salies, celle du poète souffre encore davantage.

Publié dans : Aile gauche, Chronique compendieuse | le 5 janvier, 2010 |Pas de Commentaires »

Parité

Grisdemeaux, l’adjudant godillot à la Chambre qui peaufine sa candidature pour le siècle prochain, vient de trouver la martingale qui va lui concilier l’électorat féminin : la parité col dur dentelle dans les conseils d’accaparement d’actifs.

Sur leur plate-forme logistique, Djemilla et Monique continuent le cœur plus léger d’emballer les promos. Elles ne seront plus les seules à faire des métiers d’hommes.

Publié dans : Aile droite, Chronique compendieuse | le 30 décembre, 2009 |Pas de Commentaires »

Piteuse défense

Un homme perd du jour au lendemain sa charge et sa réputation. Dans le secret de son alcôve, violé par un zèle gendarmesque, il avait regardé des images de gitons. D’audition, de défense, de question sur la valeur du chef d’accusation, nul besoin plus que de victime : il faut qu’il tombe. Or quelle main l’abat ? Au bout du bras qu’elle finit s’aperçoit Télémitre, qu’un mois plus tôt voulait pendre la foule dévote convaincue de ses mœurs pédérastes.

« Compréhension commune de notre histoire »

Un satrape des Grands Lacs, arrivé par les armes, le mensonge et les services spéciaux de l’empire, annonce le même jour son adhésion au Commonwealth et le terme de la vindicte dont il poursuivait la France. Couchenard s’en fait une gloire qui ne lui a pas ménagé les ronds de jambe. Le tyran peut rééduquer ses compatriotes, dont la plupart pèchent de parler français. Notre premier légat pas plus que lui n’a le goût de cette langue.

Devoir de réserve

Il manquait à la gloire du trône une Union des écrivains d’Etat. La façon de sa missive au ministre des Lettres, quoiqu’elle laissât à penser que le français échappe à son auteur*, devrait valoir cent fois au député Leroutric d’en assumer la présidence honoraire.

*« Le devoir de réserve dû aux lauréats de Goncourt », écrit-il comiquement…

Publié dans : Aile droite, Chronique compendieuse | le 13 novembre, 2009 |Pas de Commentaires »
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