Archive pour la catégorie 'Observations'

Charlottesville

Il paraît que Monsieur Trompette est un parfait nazi, et que la preuve en est qu’il n’a pas dit qu’étaient nazis des nuques épaisses qui défilaient pour dire qu’ils le sont.

Nous nous rangeons à cette démonstration qui réunit tant d’autorités morales, mais risquons cette question : maintenant que le suppôt du Mal est connu, il faut l’abattre, bien sûr ? Et vous allez le faire ? Demain ? Plus tard ? Pourquoi plus tard? Et par quel moyen ? Avec quelles armes ?

Le nazisme avait eu son Coup de la Brasserie. On voit jouer un Contrecoup du Café du Commerce.

 

Publié dans:Observations |on 19 août, 2017 |Pas de commentaires »

Résignation

Les électeurs qui votent encore veulent le Consulat, ils l’auront.

Molle veillée d’armes. Quatre cents somnanbules que porte le caprice d’un vent tiède s’en viennent peupler l’Assemblée, qui donneront les pleins pouvoirs à leur champion et retourneront aux mollesses du libéralisme compassionnel dont ils bredouillent depuis un mois les éléments de langage.

Leophorius ne fait pas même mine de s’intéresser à cette claque. Il est consul, pour autant qu’on peut l’être seul ; il sait, du moins, que la suite ne tend pas vers l’Empire. Eh puis ! Qu’est-ce que cela fait ?

 

monoconsul

 

Épilogue

Toutes celles et ceux qui ont voté Leophorius pensent avoir fait ce qu’il fallait et en même temps pensent autre chose.

L’heure du #débat

Létrangeté à la France qui se lève tôt réunit assez Pénelotte et Leophorius, pour quils aient indifféremment accepté que leur confrontation dans la lucarne commençât à 21 heures, pour en durer près de quatre.

Abstention vous mêmes

C’est une des choses qui s’entendent chez nos politiques, insuffisamment accablés peut-être de leurs insuffisances, que l’insuffisance de l’électeur compterait parmi les pires maux qui accablent la république : le manant s’abstient. Dame ! N’est-ce pas assez d’invectives entre les partis qu’il faille encore vilipender ceux qui abdiquent l’opinion ?

L’expérience des derniers gouvernements, à en juger par la fureur de leur controverse sur le taux de prélèvement ou l’âge de la pension, ne devrait-elle pas plutôt inspirer à Leophorius, à Pénélotte, à Coquillon, à Monbenêt et à Lambuche de s’abstenir aussi ?

Nous demandons qu’ils s’entendent pour ce faire, et réclamons que le prochain gouvernement n’ait pas d’autre occupation que d’expédier les affaires courantes.

Quoi ! Le royaume de Belgique n’a-t-il pas vécu sans encombre dix-huit mois sans un gouvernement plus armé ? Et celui des Espagnes presque un an ? En ont-ils été effacés de la carte ? Bien à l’inverse, ils ont soufflé. Et ils s’en sont trouvés mieux, ou moins mal, tant la brièveté de l’expérience ne pouvait les guérir assez tôt des ulcères qui leur venait du haut.

Il nous faudrait guérir de la maladie d’être gouvernés, et de la superstition qu’un suffrage procure la lumière. À supputer comme en va le cours, nous préférerons notre obscurité.

Trump

Mais nous fondons sur ce monsieur Trompette les plus vives espérances : il serait trop juste que le pays qui a répandu la laideur sur l’univers entier se le donnât pour chef ; la démocratie représentative s’en verrait rechampie, à défaut que le monde le soit. Il est trop tard ; l’Amérique a mérité monsieur Trompette, et nous avons mérité notre soumission à son Amérique.

#Théoriedugenre

C’est grosse ruse qu’alléguer l’inexistence d’une chose pour la garder des soupçons qu’elle s’attire. 

Fussiez-vous pape (a fortiori si moins que pape : simple bourgeois, édile ou parent d’escholier) à jurer l’avoir vue, un choeur outragé de témoins du néant, tous grand-croix de la Gazette ou gidouilles des Universités, vous renverrez au vôtre en vous jetant à la face qu’il n’y a rien, non, décidément rien, où vous avez vu quelque chose, et qu’on voit seulement que vous y cherchiez des histoires. 

Disons-le, car c’est vrai : nous cherchons des histoires, car ce rien nous fait quelque chose.

Vivre-ensemble (le)

À y bien regarder, la peste soit de ce trait d’union-là. Tous ces événements de l’an passé n’ont pas du peuple épuisé le courage, mais le zèle de la cour tant que des parlements et des gazettes, des paroisses et des ligues, à en célébrer le souvenir aura tôt fait d’écœurer les plus dociles.

Encore que l’on se fût, dans les billets et sous les préaux, si abondamment adonné qu’on l’a fait pour verser le même jus tiède, à réunir les motifs qu’il y a dans les nations de ne pas s’entretuer ! Qu’on eût rappelé par le détour de cent tableaux, d’autant de fables et de mille apologues, combien l’aménité est préférable à la rudesse, la bienveillance à la raillerie et la politesse à la morgue, la prévenance à la désinvolture, le tact à la grossièreté, l’attention à l’imbécillité et la persuasion à la violence…

Mais qui parle de cela ? Il ne faut plus passer que par le vivre-ensemble, qui nous met la nausée à la gorge, et qu’on dégorge tout de bon quand il est pour surcroît citoyen.

Taureaux

D’aucuns s’éjouissent de voir le bureaucrate étouffer le toréador. Leur cœur sensible les arme assez contre la tauromachie. Grande victoire ! Et ils s’en vont à manger à la guinguette les viandes de bœufs et de veaux qui n’auront jamais vu en face ni le soleil ni la mort.

Que leur coûte l’abattage concentrationnaire, s’ils peuvent s’absoudre d’une caresse théorique sur l’échine d’un fauve ?

Nous demandons un lâcher de toros dedans l’enceinte du Parlement d’Europe.

Publié dans:Observations |on 31 octobre, 2015 |Pas de commentaires »

Fou du roi

Quand la foule est souveraine, la plus digne mission dont les gens d’esprit se puissent revêtir n’est-elle pas celle de fous d’une cour aussi capricieuse qu’étendue ? De manier le paradoxe tant que l’hétérodoxe, de procéder du contrepoint, de tourner le sérieux en farce et de fronder le ricanement par le tragique ?

Peu de nos clercs s’y osent. Trop y préfèrent la posture de l’anticorrection, qui consiste pour le banc droit à se croire oppressé par le gauche, ou de la rébellion en chaise, par quoi le banc gauche prête toute puissance au droit.

Ceux-là sont tous gens de parti plus que d’esprit ; ils ne sont pas assez libres, de ce qu’ils ne sont pas assez fous.

Publié dans:Observations |on 6 mai, 2015 |Commentaires fermés
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