Archive pour la catégorie 'Chronique compendieuse'

Solidarité chiffonne

Haut Commissaire des Indigents, Poverelliche avait beaucoup misé sur son invention d’une nouvelle trappe à pauvreté. Elle est en place, mais le client s’en méfie : le rebute le tracassin de police, lors même qu’on le prie de sortir, avec ces trois cents sous, de la statistique des pauvres. Le commissaire s’active toujours.

Libéralisme administré

Il est échu à Révoli, le champion des microfirmes, d’accompagner l’abaissement de la taxe sur les tavernes. Les mastrotiers, qui l’attendaient du règne précédent, avaient parlé de le répercuter sur leurs menus. Or la plupart, asphyxiés depuis un an par la défense de pétuner, n’en usent que pour se redonner de l’air. Trahison, maugrée le ministre. Qui se dédit sera puni, aux méchants taverniers, on coupera les robinets !
C’est parole de vrai libéral : un autre eût déjà arrêté par décret le prix du plat du jour.

Chaises

Friquechèvre ne goûte plus les traits de Moulici, dont il occupe le siège à la Chambre. Moulici, qui passe pour avoir de l’esprit, ne déridait plus le Boudrillon, qui en avait fait le ministre de Quelque Chose. Il a perdu son maroquin, et prétend de nouveau s’asseoir. Que faire alors de Friquechèvre, sinon un ministre ? Il serait sur le point d’être promu à la Surveillance des rieurs.

Publié dans:Aile droite, Chronique compendieuse |on 25 juillet, 2009 |Pas de commentaires »

Chanson

Un rimeur à scansions avait jeté sur un amour contrarié les grosses mailles de son filet de voix. La ritournelle émut les chaisières tant que les amazones, où sa cruelle était appelée de petite vertu. Or Régolyenne aussi en prit ombrage, et contre le malpropre qui prétendait à un tour de chant aurait jeté toute la force du Poitou. Des commissaires politiques ne manquèrent pas de crier à la censure.
Le parti de l’ordre avait-il bien besoin de ce secours ? Mais l’a-t-il d’ailleurs vraiment obtenu hors de lui-même, et Régolyenne n’y a-t-elle pas depuis longtemps sa carte ?

Publié dans:Aile gauche, Chronique compendieuse |on 15 juillet, 2009 |Pas de commentaires »

Ouverture adroite

Un certain député Martiau pleurait avec les bazaris de sa circonscription, que contrariait le repos dominical. Emu, le Boudrillon, fit voter l’Assemblée. Elle rechigna. Il insista. Eut gain de cause. Voilà la loi repeinte au couleurs des enseignes, et promise, demain, la réélection de Martiau : nul tracas ne l’attend pour financer son plan de campagne.

Publié dans:Aile droite, Chronique compendieuse |on 11 juillet, 2009 |Pas de commentaires »

Remaniement

L’ouverture au pipole fait souffler un grand vent dans l’antichambre du Boudrillon. Il y a recruté Télémitre, le neveu d’un autre, qui récitera des élégies.

Emprunté

Piqué de dicter son caprice au Parlement, le Boudrillon a chaussé ses talonnettes sous les ors versaillais. Pour tendre la sébile au peuple.

Corporatisme

Il y avait un ministre sérieux, le voilà brouillé avec les libertés. Le budget de l’assurance maladie tracassait Ricorvet, grand argentier loué pour son mépris des ors. Dans la boîte à outils des heures sombres, il a déniché à bon prix la clé universelle : donner aux employeurs des pouvoirs de police.

Au loup

Nul ne se rappelle de quoi Nordamine est la ministre, ce doit être de la Vérité, tant elle proteste depuis deux ans sur les plateaux contre la mauvaise vue de gens qui l’ont reconnue sous un loup, où elle n’avait mis le pied. Une auditrice qui l’en avait moquée d’une comptine va rendre d’autres comptes à la sécurité politique. Nordamine jure de veiller à la proportion du châtiment. Elle s’était couverte par modestie, la voilà célèbre.

Seuil

Au lendemain de l’élection de ces Messieurs du Parlement d’Europe pavoise le clan du Boudrillon, que gonfle d’importance un gros quart de l’électorat. Un édit fixerait à vingt-sept pour cent le seuil de la majorité.

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