Archive pour la catégorie 'Chronique compendieuse'

Justice économique

Or nous découvrons sidérés que la nafissatisme n’est pas tout-à-fait un humanisme, ni la chambrière la plus fiable figure victimaire, et qu’il fait même du féminisme un sujet à caution.

Pour la caution, Troussecaille aurait déjà récupéré la sienne. L’affaire se résoudra comme elle a commencé, selon les règles de l’économie. Il y avait eu échange tarifé entre deux parties libres, à l’issue de quoi l’une d’elles, en tirant la couette sur le lit d’une suite voisine, se fit réflexion qu’elle avait été décidément trop peu regardante sur ses CGV.

L’enquête aurait révélé de ses mauvaises pratiques, son témoignage ne lui vaudra pas répétition de tous les indus qu’elle escomptait. Elle va tout de même plaider l’abus de position dominante.

Publié dans:Aile gauche, Chronique compendieuse |on 7 juillet, 2011 |Pas de commentaires »

Un puits de sagesse

Serait-ce qu’à enseigner Platon il découvre seulement les mœurs socratiques et n’y veut plus voir de méthode, le génie de la délation s’est subitement emparé de Frerulcy. Un ministre qu’il a connu, c’est dit, aurait à mal escient tâté plus que son maroquin.

Mais du chèvre-pied annoncé, tapi dans son esprit ou l’encoignure d’un palais, il ne dit rien de plus. Nul nom ne passe sa bouche. Les gazettes supputent. Le public déçu se détourne.

Or voici la fin, et ce qu’a gagné le sage sycophante : la découverte lancée aux foules d’émoluments touchés par lui pour des leçons de vie jamais données. Avant Socrate, il aura jeté Platon aussi.

Publié dans:Aile droite, Chronique compendieuse |on 14 juin, 2011 |Commentaires fermés

Une chambre aux Amériques

Ses chances pour la vanité suprême étaient minimes, mais vues de loin semblaient immenses. Dans sa soixantaine, Troussecaille portait encore en jeune homme l’habit du champion de laile gauche repeinte, celle qui cause l’anglois comme les hôtesses d’aéroport, n’a pas de vapeurs devant l’argent, tient la lutte des “genres” pour le premier agent de l’histoire et consacre chaque semaine une pensée à la repentance raciale.

La chambrière more d’un castel étatsunien va le faire mettre quinze lustres au bagne. A Paris, son oubli s’organise doucement.

Spéculations

Devant un auditoire qui consulte sa montre, Troussecaille dit qu’il sait ce qu’il dira.

Pour l’heure sa tâche d’intendant de l’univers le bâillonne, il ne dit rien. Ni de la République, ni de ce qu’il en veut faire.

Madame y supplée à mots couverts, le lendemain un de ses satellites. Les oreilles se tendent, nul n’y entend goutte, et chacun d’enchérir. Eux aussi parlent d’or.

Sans mégoter

La passion d’interdire est une triste marotte, et les esprits qui s’y abandonnent cessent bientôt de paraître supérieurs.

Jacalier sous un autre prince brilla d’une grise éminence. De dîners de têtes couronnées en colloques savants, un pied Faubourg Saint-Honoré, l’autre Faubourg Saint-Germain, son industrie ne lui laissa que le temps d’écrire certains de ses livres. Des années de doute l’ayant après éloigné des honneurs, il embrassa le soulier du jour : au Boudrillon, il livra un vade-mecum pour libérer l’économie qui divertit un moment le parterre.

Mais voilà qu’il ne s’agit plus maintenant de libérer, mais de clouer au ban. Le tabac n’est pas sans danger, il faut donc l’interdire tout à trac, et profiler en délinquants le quart de la population adulte. Nul autre péril n’excite Jacalier.

Faïence

Pour compléter son service en nabeul, Mariotte use de sa fonction et de l’entregent de son époux, rien n’y fait plus. Ses fournisseurs se dérobent. Elle comptait de discrets intermédiaires, ils auront fui sous l’ire de la populace. La voilà réduite au service de l’Etat.

Publié dans:Aile droite, Chronique compendieuse |on 6 février, 2011 |Pas de commentaires »

Une athlète de la députation

Plouquinuche visite les courtisanes, les entend qui lui disent laissez-nous libres et levez l’interdit qui enfante le crime. Elle les cajole, les plaint, les couvre de caresses, et va dire devant l’Assemblée qu’il les faut parquer dans l’aide sociale, et conduire leurs pratiques à la Force. Il se murmure à Pristina que va ouvrir une arrière-salle à son nom.

 

Publié dans:Aile gauche, Chronique compendieuse |on 23 janvier, 2011 |Pas de commentaires »

Vie privée

De se mêler d’intelligence économique a persuadé Carnard de n’être point un sot. Et ce n’est pas sans génie qu’il vient d’élever sa discipline dans les plus hautes sphères conceptuelles, avec l’invention de la « vie privée des Etats ».
Là, nous dit Carnard, réside la justification dernière de la chasse planétaire où se jettent les puissances contre une gazette en ligne, tant elles souffrent qu’on ait forcé leur quant-à-soi, tant leur est douloureux de voir livrer à la populace leurs mots doux, l’odeur du linge, l’emplacement des confitures, les fantasmes confiés à leurs journaux intimes.

Publié dans:Aile droite, Chronique compendieuse |on 8 décembre, 2010 |Pas de commentaires »

Factotum

Friquechèvre au gouvernement, fût-ce en queue de peloton, enthousiasme déjà ses inconditionnels – et nous nous y comptons. Voilà que son maître ne lui a rien confié de moins que “le Commerce, l’Artisanat, les Petites et Moyennes Entreprises, le Tourisme, les Services, les Professions libérales et la Consommation”. Que reste-t-il aux autres ? On le soupçonnait de ne savoir rien faire que glapir, il ne manque maintenant plus de métiers, et s’il n’y entend rien, on l’y entendra, c’est assez.

Publié dans:Aile droite, Chronique compendieuse |on 22 novembre, 2010 |Pas de commentaires »

Roms

Rien n’est mieux assuré, jamais le Boudrillon, ni aucun de ses ministres, ne proclamera qu’il y a en France un problème rom. Pourquoi alors s’emploie-t-il tout un été à sa solution ?

Publié dans:Aile droite, Chronique compendieuse |on 7 septembre, 2010 |Pas de commentaires »
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