Archive pour la catégorie 'Barons félons'

Dans le doute…

Il était donc question d’alléger le fardeau de l’impôt en ôtant au millefeuille des parlements de province et des diètes urbaines une couche de pâte. 

Le nom de l’une en a changé, la taille des circonscriptions en est haussée et le nombre de conseillers réduit. On les va faire élire par binômes de sexes, pour qu’aucune tête ne dépasse, dût la pantalonnade de ce mariage obligatoire au contraire de l’autre exclure les couples de bougres ou bougresses.

Ces dames et messieurs du Parlement par la nouvelle loi auront bien travaillé ; le département vaquera à nouveaux frais à sa lourde tâche : distribuer des places et des charges ; disputer avec la ville et la région le financement d’un kilomètre de pavé ; repeindre le collège jusqu’à la porte du lycée ; interpréter les critères d’octroi du revenu des indigents – pour qu’il s’en trouve autant de lectures en France qu’il y en a chez les préfets sur l’asile des réfugiés –, et étendre cette herméneutique à l’édiction du taux d’impotence des vieillards reclus près de leur poêle et dont nul conseiller jamais ne fait tinter la sonnette de l’huis.

On se plaignait de ce que le populaire se faisait trop rare sous les préaux pour l’office civique, voilà la potion pour l’aiguillonner. 

Et le doute nous prend à en repasser la recette ; décidément, nous aurons ce dimanche quelque autre affaire en route que la carrière de ces gonines et gonins en doublets.

Publié dans:Barons félons, Observations |on 21 mars, 2015 |Pas de commentaires »

Sans mégoter

La passion d’interdire est une triste marotte, et les esprits qui s’y abandonnent cessent bientôt de paraître supérieurs.

Jacalier sous un autre prince brilla d’une grise éminence. De dîners de têtes couronnées en colloques savants, un pied Faubourg Saint-Honoré, l’autre Faubourg Saint-Germain, son industrie ne lui laissa que le temps d’écrire certains de ses livres. Des années de doute l’ayant après éloigné des honneurs, il embrassa le soulier du jour : au Boudrillon, il livra un vade-mecum pour libérer l’économie qui divertit un moment le parterre.

Mais voilà qu’il ne s’agit plus maintenant de libérer, mais de clouer au ban. Le tabac n’est pas sans danger, il faut donc l’interdire tout à trac, et profiler en délinquants le quart de la population adulte. Nul autre péril n’excite Jacalier.

Reprise de relations

Qu’est donc allé toucher Couchenard à Kigali pour le prix de notre humiliation?
Rien, sinon la sandale du despote.

Piteuse défense

Un homme perd du jour au lendemain sa charge et sa réputation. Dans le secret de son alcôve, violé par un zèle gendarmesque, il avait regardé des images de gitons. D’audition, de défense, de question sur la valeur du chef d’accusation, nul besoin plus que de victime : il faut qu’il tombe. Or quelle main l’abat ? Au bout du bras qu’elle finit s’aperçoit Télémitre, qu’un mois plus tôt voulait pendre la foule dévote convaincue de ses mœurs pédérastes.

« Compréhension commune de notre histoire »

Un satrape des Grands Lacs, arrivé par les armes, le mensonge et les services spéciaux de l’empire, annonce le même jour son adhésion au Commonwealth et le terme de la vindicte dont il poursuivait la France. Couchenard s’en fait une gloire qui ne lui a pas ménagé les ronds de jambe. Le tyran peut rééduquer ses compatriotes, dont la plupart pèchent de parler français. Notre premier légat pas plus que lui n’a le goût de cette langue.

Identité


En son for intérieur, la question de sa propre identité était un nœud inextricable pour Doublet. Le ministre de l’Importation et du Tri des ilotes a trouvé à s’en distraire en jetant à tous les vents la question de ce que français veut dire. Il se trouverait de bonnes âmes pour le renseigner.

Mauvaise passe

Pour un gentil ouvrage publié depuis un lustre qui irrite soudain le parti puritain, voilà Télémitre jeté à la meute des lyncheurs. Il y succombera ou en réchappera seul. Attendait-il du prince un mot de réconfort ? Avec le Boudrillon les grandes douceurs sont muettes.

Un caïd de la jungle

Tout fier est le ministre Doublet, de cueillir des familles au petit matin dans des camps de transfuges. Et ce n’est pas rien que le parcours de Doublet depuis trois ans, qui a rendu au mot rénégat un lustre élimé autrefois dans les steppes de Russie. Sa police veille au droit d’asile, et il donne de bons gages à son maître.

Solidarité chiffonne

Haut Commissaire des Indigents, Poverelliche avait beaucoup misé sur son invention d’une nouvelle trappe à pauvreté. Elle est en place, mais le client s’en méfie : le rebute le tracassin de police, lors même qu’on le prie de sortir, avec ces trois cents sous, de la statistique des pauvres. Le commissaire s’active toujours.

Remaniement

L’ouverture au pipole fait souffler un grand vent dans l’antichambre du Boudrillon. Il y a recruté Télémitre, le neveu d’un autre, qui récitera des élégies.

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