Archive pour la catégorie 'Aile gauche'

Les affligés

Tel est le dernier chic du banc gauche de se faire gloire d’avoir à porter le poids du monde qu’on s’attend à y voir paraître, après l’émouvant cortège des « économistes atterrés » et la troupe pitoyable des « socialistes affligés », quelque chose comme le monôme des instituteurs consternés ou la phalange des féministes accablées, qui tous autant nous serreront le cœur. 

Et que l’on y espère voir assez tôt rejoindre du banc droit, où ne doivent pas manquer, des quadrilles de libéraux abattus et des cohortes de conservateurs anéantis, parmi des escadrons de pharmaciens et de notaires tétanisés.

Publié dans:Aile droite, Aile gauche, Observations |on 23 décembre, 2014 |Pas de commentaires »

Frissons d’émeute

C’est merveille que ce renvoi d’échos du banc gauche au banc droit.

Dimanche nous arrête au marché Senestre, chargée de follicules, qui nous veut faire pétitionner, dit-elle, pour couler dans la loi le caprice de la rue qui révoquera les élus. Pense-t-elle au Prince tout du bon, ou à l’adjoint aux sports de son faubourg, c’est égal.

Et vient mardi, et avec lui le temps des cérémonies de novembre, où ce même prince que toutes les étoiles semblent  conspuer va honorer les morts. Passe un aéronef au-dessus des anciens charniers de la terrible guerre qui tire un calicot appelant à sa démission. Et l’on voit Destrule se lever pour applaudir au mémorial compissé.

Quelle guêpe a piqué du même dard Senestre et Destrule ? Ou c’est quelque belle histoire de jacquerie qu’ils se seront racontée et dont ils se seront crus les héros.

Salle de shoot

Marmitus jure qu’il est sans prévention devant la loi de tolérance de salles d’inoculation pour héroïnomanes, et que son refus doit tout au défaut de preuve qu’elles soient de bon profit à l’hygiène publique. Dame ! La preuve n’en sera-t-elle pas faite seulement, ou écartée, après qu’on les aura essayées ?

Mais ce n’est pas son jugement dont il faut déplorer le plus la précarité ; et qu’il ait garde de se voir traiter en chien.

Car sa collègue Lamorta, rapporteuse de la même loi, s’est tant pénétrée de la foi que ses piquodromes sauveront les malheureux de la rue et la rue des malheureux, qu’elle tient que nul n’en peut rien contester sans se ranger au ban du genre humain.

Ainsi va le débat parlementaire. Un myope prétend qu’il n’y a rien à voir, et une illuminée qu’on ne tolère plus l’ombre.

Remaniement

Que ce remaniement est amusante comédie, qui ne s’en apercevra ?

Mais qui pour remplacer Arnould à l’Economie ? Eh bien ! cherchez la femme.

Car s’il reste à Batavio, dans ces soubresauts, assez de sens politique, il se fera réflexion que ce côté gauche qui l’a porté, et s’en repent, dont il n’est pourtant pas un produit des moins purs, et qui n’a plus rien à faire valoir d’original dans les affaires du marché ou de la fabrique (ni même plus dans les folies des mœurs, depuis le mariage inverti), a pour seul carburant la douce complainte de la position qu’ont ces dames en ville.

Or qui ne voit qu’une personne du Sexe à Bercy, faute pour quiconque de l’oser attaquer, lui vaudrait six mois de paix, autant dire une éternité ?

Ni qu’elle lui donnerait l’aisance, pour déférer à la paritude à laquelle il croit autant qu’à une divinité mongole, mais qu’il s’est si imprudemment engagé à vénérer, de placer au ministère des Préaux (lâché avec une grosse habileté par Monbenêtquelque barbu à blouse grise, dont au moins il est sûr depuis quatre congrès, tant il paraît qu’une jacquerie en  salle des professeurs est la dernière facétie que pourrait affronter sa santé vacillante. 

Publié dans:Aile gauche, Chronique compendieuse |on 25 août, 2014 |Commentaires fermés

Esclavage

Que vous importe, Destrule, que Tant’Rita n’ait pas entonné l’hymne ? Sur quoi fondez-vous la croyance que son silence ne valait pas une fausse note, et que les Lares de la république en auront pris ombrage ?

Que vous encolérez-vous, Sinestre, si Philophore sait mieux que vous l’histoire de l’Afrique, s’il dit que les négriers n’y étaient souvent pas moins moricauds que leurs captifs, et qu’il s’y en trouve encore pour exercer aujourd’hui ce commerce ?

Voilà sur le banc droit Grisdemeaux choqué qui prend sa tête entre ses mains ; voilà à gauche un porte-pet qui prend le ciel et les anges à témoin. Il faut à l’un qu’une ministre s’excuse d’être cacophone, à l’autre qu’un député s’engage à ne plus fréquenter Clio.

Je vois seulement que ces deux que la bêtise partisane oppose ne sont pas moins l’un que l’autre, la belle affaire, adversaires de l’esclavage. Et même, je les soupçonne d’ourdir chacun quelque projet pour le bonheur du genre humain.

Grand emprunt

Un Premier ministre qui renonce à sa charge n’est pas spectacle si courant, d’autant moins deux d’un même élan et un troisième qui mesure la précarité de la sienne.

On dira que Loupidor et Palainjé exerçaient une fonction tout autre que celle de Samuelsmall. Mais ils la devaient au titre d’avoir connu la sienne avant lui, et ne l’auraient accceptée qu’en qualité de pairs d’un de ses prédécesseurs, et à rien de moins qu’un autre Premier ministre n’eussent accepté d’en référer.

Après Coquillon et Grossplan, ils eussent prolongé la conduite de ce charoi lourd d’argent où les avait mis l’ancien prince. Las ! On prétend les rattacher au ministère d’Arnould, ce petit vicomte qui n’a même pas Bercy entier pour lui, assez heureux pourtant d’avoir persuadé Batavio de lui laisser la main sur le grand emprunt. Ou c’est Batavio lui-même qui s’est fait un plaisir de signifier par là à Samuelsmall que si fêté qu’il soit, un Premier ministre n’est jamais qu’un ministre parmi d’autres.

Publié dans:Aile droite, Aile gauche, Chronique compendieuse |on 24 avril, 2014 |Commentaires fermés

Obédience

Est-ce d’avoir tant goûté aux mêmes questions sur celui qui le nomme, on entend depuis hier tout Paris demander si Samuelsmall serait socialolib plus que socialdémo, pseudolibdème ou sociomane.

Quelle mouche les pique donc de faire paraître son obédience à ce bon frère Trois Points ?

Et qu’importe ; il n’est sans doute rien de tout ça. 

Il est Rue de Varenne.

Publié dans:Aile gauche, Chronique compendieuse |on 1 avril, 2014 |Commentaires fermés

Convergence

La guerre à l’Est ?

Marsiot ouvre le même robinet à nouvelles qu’ouvre Hilarien. Lui, s’alarmait naguère que des hordes d’inverties en cheveux pussent bientôt assiéger à Moscou le siège du Patriarcat ; l’autre a tremblé la semaine dernière d’apercevoir des fachistes s’agiter dans la foule rassemblée en famille sur la place de Kiev.

Ils approuvent l’un et l’autre l’annexion russe de la Crimée.

Publié dans:Aile droite, Aile gauche, Observations |on 3 mars, 2014 |Commentaires fermés

Ad hominem

Samuelsmall, le sycophante devenu premier argousin de l’État, avait depuis sa dénonciation des Romanichels une rudesse à se faire pardonner dans l’auditoire des dames patronnesses. Il en a vu l’occasion en inventant d’interdire les numéros d’un turlupin qui a le mauvais goût de professer de lourdes opinions sur telle autre nation – disons un peu plus lourdes que celles de Samuelsmall sur les Romanichels. 

À une gazette populaire il confie une indignation de bonne contrefacture ; bientôt Grossplan lui-même, dont il ne rêve que de ravir le Premier portefeuille, applaudit son ministre et jure d’empêcher le bateleur de mettre un pied dans sa ville de Nantes ; puis c’est, sur le Vieux-Port, à qui de Visigus et Minutus, le maire uhémepiste et le chef socialeux, gardera mieux la proverbiale tranquillité de Marseille des violences verbales de l’histrion…

S’il le faut, Samuelsmall jure de faire changer la loi ; et une loi ad hominem ne lui répugnerait point, dût-elle ouvrir le chemin à la restauration du contrôle préalable sur le théâtre et les publications, dont les lois de liberté de 1791 et 1881 avaient marqué la fin.

En ces temps où l’avilissement des élus par des amuseurs conditionne les carrières politiques, faudrait-il voir, dans l’acharnement d’un ministre contre un faiseur de pets, le présage d’une vengeance ? Ce serait circonstance atténuante, si les bouffons qui étrillent Samuelsmall et ses pairs aux heures de grande écoute étaient les derniers à applaudir ici à leur fièvre purificatrice, mais il y a beau temps que l’objet de leur hargne est proscrit des plateaux.

Car ces temps sont aussi des temps de proscription, plaisants aux Samuelsmall qui les veulent parfaire. Ce ministre a raison, puisque la liberté a tort, et les électeurs ne peuvent plus dire qu’ils ne savent pas.

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« Libération de la parole raciste… » D’où l’Etat tire-t-il cette fable à effrayer les enfants ?

De quelque injure qu’à des enfants ont insufflée des parents abrutis un jour de manifestation ? D’un jeu de mot à la une d’une feuille que personne ne lit, qui se survit depuis trente ans dans la nostalgie d’une armée secrète et de la morne incantation du refus de l’impôt, de faillite frauduleuse en renflouement de margoulin  ?

Ou de la grande nécessité d’accréditer la fable d’une ministre blessée, qui le serait davantage que le parterre doutât de la profondeur de sa blessure, et de faire valoir l’attachement au bien universel d’un gouvernement aux abois ?

Publicité ! Tu tournes la tête des puissants !

Publié dans:Aile gauche, Chronique compendieuse |on 26 octobre, 2013 |Pas de commentaires »
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