Archive pour la catégorie 'Aile droite'

Corporatisme

Il y avait un ministre sérieux, le voilà brouillé avec les libertés. Le budget de l’assurance maladie tracassait Ricorvet, grand argentier loué pour son mépris des ors. Dans la boîte à outils des heures sombres, il a déniché à bon prix la clé universelle : donner aux employeurs des pouvoirs de police.

Au loup

Nul ne se rappelle de quoi Nordamine est la ministre, ce doit être de la Vérité, tant elle proteste depuis deux ans sur les plateaux contre la mauvaise vue de gens qui l’ont reconnue sous un loup, où elle n’avait mis le pied. Une auditrice qui l’en avait moquée d’une comptine va rendre d’autres comptes à la sécurité politique. Nordamine jure de veiller à la proportion du châtiment. Elle s’était couverte par modestie, la voilà célèbre.

Seuil

Au lendemain de l’élection de ces Messieurs du Parlement d’Europe pavoise le clan du Boudrillon, que gonfle d’importance un gros quart de l’électorat. Un édit fixerait à vingt-sept pour cent le seuil de la majorité.

Télétravail

Aidé de Grobertru, qui en est le concierge, Friquechèvre, porte-crachoir de la Ligue boudrillonne, voulait par la loi assigner les malades à la téléchiourme. Une ministre du sexe fait barrage à cette folie. Sur elle, à la tribune, pèse un instant le regard vide du télépathe, mais Friquechèvre doit céder. Pour remodeler son amendement, il est rentré chez lui avec son computeur.

Rente

Quel genre de sots prêtera foi à la fable policière du téléchargement nocif, où la vieille figure de la rente attifée par le chaud-bise, jamais lasse de se replâtrer pour le Vingt-Heures, postillonne sous le masque du droit d’auteur ?

Occupations de police

Le même jour que ses fourgons cellulaires se font cribler de balles de guerre dans un faubourg, voilà que Mariotte, jatte hommasse qui commande aux milices, s’emploie à arraisonner les « proches » d’un innocent, que six mois de bastille n’ont point convaincu qu’il serait agréable à ce ministre qu’il fût coupable.

Psychopathes


Jamais tant que celle-là cour n’en compta. Voyez-les à leurs yeux. Regardez le regard de Friquechèvre. Celui de Chibrefeu. Leur fixité tendue et vide. Mais aussi bien celui de leur maître, difficile à saisir dans l’agitation du corps et les tics du visage, mais que les circonstances, avec le secours de quelque opiacée de pharmacie, peuvent donner à voir, comme lors de ce débat de second tour ou le postulant paya d’un effort de chaque instant d’exposer le revers de la même démence : l’immobilité flasque d’une absence au monde.

Goût du maroquin

Il se murmure que Rosedinde est chagrine du raccommodage de son projet de loi sur les hospices, que doit annoncer le Boudrillon. Elle aurait parlé de démissionner. Voilà de l’honneur. Elle ne démissionne pas. Voilà une femme publique.

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