Godillots

Les premiers pas du jeune prince éblouissent le monde, et le corps torpide de la vieille nation frémit d’une vague électrique. Qu’est donc Leophorius ? Nul ne le sait, mais l’électeur fera ce que Leophorius lui demande : sans doute, il lui donnera en juin cette foule de députés, moitié de rechapés et d’apostats, moitié de sectateurs et de novices, dont le nouveau consul attend l’applaudissement au spectacle de ses ordonnances ; foule d’élus dont il aura encore plus raison de réduire le nombre !

Chambre de godillots, populations enchantées, adversaires tétanisés, ce pouvoir sera solitaire, parce que Leophorius est fou, et que sa folie fait sa force. Oui, l’entreprise est belle par l’audace de la conduite. L’on en oublie le but qui lui est assigné, le sauvetage des ordres rentiers et des classes à paillettes, qui en ce beau mois de mai, de la Croisette à la Porte d’Auteuil, communient dans l’oubli de la colère qui couve.

 

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