Abstention vous mêmes

C’est une des choses qui s’entendent chez nos politiques, insuffisamment accablés peut-être de leurs insuffisances, que l’insuffisance de l’électeur compterait parmi les pires maux qui accablent la république : le manant s’abstient. Dame ! N’est-ce pas assez d’invectives entre les partis qu’il faille encore vilipender ceux qui abdiquent l’opinion ?

L’expérience des derniers gouvernements, à en juger par la fureur de leur controverse sur le taux de prélèvement ou l’âge de la pension, ne devrait-elle pas plutôt inspirer à Leophorius, à Pénélotte, à Coquillon, à Monbenêt et à Lambuche de s’abstenir aussi ?

Nous demandons qu’ils s’entendent pour ce faire, et réclamons que le prochain gouvernement n’ait pas d’autre occupation que d’expédier les affaires courantes.

Quoi ! Le royaume de Belgique n’a-t-il pas vécu sans encombre dix-huit mois sans un gouvernement plus armé ? Et celui des Espagnes presque un an ? En ont-ils été effacés de la carte ? Bien à l’inverse, ils ont soufflé. Et ils s’en sont trouvés mieux, ou moins mal, tant la brièveté de l’expérience ne pouvait les guérir assez tôt des ulcères qui leur venait du haut.

Il nous faudrait guérir de la maladie d’être gouvernés, et de la superstition qu’un suffrage procure la lumière. À supputer comme en va le cours, nous préférerons notre obscurité.

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