Vivre-ensemble (le)

À y bien regarder, la peste soit de ce trait d’union-là. Tous ces événements de l’an passé n’ont pas du peuple épuisé le courage, mais le zèle de la cour tant que des parlements et des gazettes, des paroisses et des ligues, à en célébrer le souvenir aura tôt fait d’écœurer les plus dociles.

Encore que l’on se fût, dans les billets et sous les préaux, si abondamment adonné qu’on l’a fait pour verser le même jus tiède, à réunir les motifs qu’il y a dans les nations de ne pas s’entretuer ! Qu’on eût rappelé par le détour de cent tableaux, d’autant de fables et de mille apologues, combien l’aménité est préférable à la rudesse, la bienveillance à la raillerie et la politesse à la morgue, la prévenance à la désinvolture, le tact à la grossièreté, l’attention à l’imbécillité et la persuasion à la violence…

Mais qui parle de cela ? Il ne faut plus passer que par le vivre-ensemble, qui nous met la nausée à la gorge, et qu’on dégorge tout de bon quand il est pour surcroît citoyen.

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