Dans le doute…

Il était donc question d’alléger le fardeau de l’impôt en ôtant au millefeuille des parlements de province et des diètes urbaines une couche de pâte. 

Le nom de l’une en a changé, la taille des circonscriptions en est haussée et le nombre de conseillers réduit. On les va faire élire par binômes de sexes, pour qu’aucune tête ne dépasse, dût la pantalonnade de ce mariage obligatoire au contraire de l’autre exclure les couples de bougres ou bougresses.

Ces dames et messieurs du Parlement par la nouvelle loi auront bien travaillé ; le département vaquera à nouveaux frais à sa lourde tâche : distribuer des places et des charges ; disputer avec la ville et la région le financement d’un kilomètre de pavé ; repeindre le collège jusqu’à la porte du lycée ; interpréter les critères d’octroi du revenu des indigents – pour qu’il s’en trouve autant de lectures en France qu’il y en a chez les préfets sur l’asile des réfugiés –, et étendre cette herméneutique à l’édiction du taux d’impotence des vieillards reclus près de leur poêle et dont nul conseiller jamais ne fait tinter la sonnette de l’huis.

On se plaignait de ce que le populaire se faisait trop rare sous les préaux pour l’office civique, voilà la potion pour l’aiguillonner. 

Et le doute nous prend à en repasser la recette ; décidément, nous aurons ce dimanche quelque autre affaire en route que la carrière de ces gonines et gonins en doublets.

Publié dans : Barons félons, Observations |le 21 mars, 2015 |Pas de Commentaires »

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