Le bel Hélène

Hier boudé, voilà Kokinos reçu. Son triomphe domestique le précède Rue Saint-Honoré, sa réputation est déjà plus d’un dirigeant habile que d’un démagogue qu’on avait feint trois ans de ne pas voir.

Batavio s’y doit bien résoudre : Kokinos a tout pour lui, il est jeune, porte beau, plaît aux dames, effarouche les jocrisses et sait cajôler ses critiques, les malheurs de son peuple l’auréolent de grâce, la rive gauche se l’arrache.

Et ce n’est pas seulement qu’il a plus ébranlé en huit jours que Batavio en trois ans la superbe des pontifes de Bruxelles, des hiérodules de Francfort et des croupiers de Manhattan ; il faut encore qu’il l’emporte sur lui en fermeté par la résolution de sa chemise ouverte, où Batavio ne sait dompter les errements de sa cravate.

Lui en offre-t-on une, il jure de ne la pas nouer que l’Attique ne soit rétablie dans son honneur. Il promène en Europe un beau soleil d’hiver.

Publié dans : Aile gauche, Chronique compendieuse |le 4 février, 2015 |Pas de Commentaires »

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