Éloge de l’opacité

Si les partis « se forment et exercent leur activité librement » ainsi que l’entend notre Constitution, comment leur comptabilité ne serait-elle pas libre ?

C’est pitié de voir Grisdemeaux s’agiter pour persuader la galerie que le sien n’a jamais surpayé les services de ses amis publicitaires. Qui peut dire ce qu’ils valent ? Qui, que ces prestations n’ont pas comblé le client, si ce n’est le client lui-même ?

Dado joue à la balle à merveille, son club le paie pour cette tâche des milles et des cents qui doublent chaque année, la foule se presse pour le voir, se lève quand il marque, laissant les dames en pâmoison ; voilà un client satisfait.  Comme ceux de Gybrude qui s’arrachent le privilège de la cacheter sous les feux des studios pour quinze jours de tournage qui épuiseraient le budget de dix théâtres.

Qu’on nous montre que le mérite d’un athlète de la Réclame est moindre que le leur. Et que le parti qui l’emploie ne devrait pas autant qu’un autre défendre son quant-à-soi, et le libre usage de fonds qu’il ne détient pas à charge de contreparties.

Au lieu de quoi on voit Grisdemeaux, traqué, croire habile de réclamer contre ses concurrents et ses censeurs des gazettes le même tracassin qu’il affronte.

Quand on aura mis à l’affût de chaque comité de parti un commissaire de la transparence diligenté par le Trésor ou par quelque vizir déontologue, dira-t-on encore que les partis sont libres ?

Publié dans : Aile droite, Observations |le 4 mars, 2014 |Commentaires fermés

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