Contrat d’avenir

Silvius a dix-sept ans et plie dans un bureau des cocottes en papier. Les journées passent. La foule sous ses pieds porte de salle en salle la rumeur d’un docile engouement ; c’est un lieu de prestige, d’où se voit la Seine couler aux abords des palais. Il s’ennuie. On le moque, on le plaint.

Il songe à l’exempt qui lui avait trouvé dans les poches, aux marches du lycée, de cette résine dont on fait des volutes. A quelques frasque, encore, et que ce bureau vaut mieux que le bureau d’un juge. Il ne va plus au lycée, il ne traîne plus les rues. Il travaille au titre d’un dispositif, inventé à l’intention de jeunes gens que la paupérisation menace, et qu’il regarde de trop bas par l’âge et de trop haut par la fortune.

Il défère à la volonté d’une mère qui l’a mis là à point nommé. Elle est plus haut en cour qu’il ne sera jamais loin dans ses rêves de fuite.

Publié dans : Aile gauche, Chronique compendieuse |le 31 mai, 2013 |Commentaires fermés

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