Sans mégoter

La passion d’interdire est une triste marotte, et les esprits qui s’y abandonnent cessent bientôt de paraître supérieurs.

Jacalier sous un autre prince brilla d’une grise éminence. De dîners de têtes couronnées en colloques savants, un pied Faubourg Saint-Honoré, l’autre Faubourg Saint-Germain, son industrie ne lui laissa que le temps d’écrire certains de ses livres. Des années de doute l’ayant après éloigné des honneurs, il embrassa le soulier du jour : au Boudrillon, il livra un vade-mecum pour libérer l’économie qui divertit un moment le parterre.

Mais voilà qu’il ne s’agit plus maintenant de libérer, mais de clouer au ban. Le tabac n’est pas sans danger, il faut donc l’interdire tout à trac, et profiler en délinquants le quart de la population adulte. Nul autre péril n’excite Jacalier.

Publié dans : Barons félons, Chronique compendieuse |le 9 février, 2011 |Pas de Commentaires »

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