Entrez donc…

Entrez donc… nayezpaspeur

… et tâchez d’enjamber les  panneaux de réclame là-dessous (ou posez-y vous, ils ne font point de mal).

Publié dans : Chronique compendieuse | le 10 mai, 2009 |Commentaires fermés

Ira-t-il ?

C’est dit, ce semble : Coquillon triomphe dans son camp et se forge un personnage irrésistible.

Il restait pourtant à Batavio qu’un certain alignement des astres pouvait lui être profitable. Hypothétique, mais point invraisemblable.

Car qui dit que le néophyte Leophorius et l’imprécateur Lambuche auront les parrainages des édiles de villages en nombre suffisant pour lui faire ombrage, s’il  s’aventure à se représenter sans demander l’avis du parti socialeux qui l’a poussé il y a cinq ans ?

Et qui sait si de son centre introuvable Loubear ne va pas se sentir de nouveau pousser de petites ailes ?

Et qui sait si tous ceux-là qu’il a su flatter pendant un lustre ne s’amenderont pas de leur ingratitude ?

Mais plus que l’ampleur de son triomphe sur Palainjé, la bonne nouvelle pour Coquillon pourrait être surtout le vote, hier, du parti nivelliste en faveur de Lambuche, que voilà un peu plus proche de se hisser le plus haut sur le banc gauche, sans pourtant menacer l’assurance du nouveau champion du banc droit de figurer dans le duo de tête au premier tour d’avril.

Batavio se souvient des bienfaits, naguère, de son régime de légumes. Il lui reste un trou de souris.

 

Publié dans : Aile gauche, Chronique compendieuse | le 28 novembre, 2016 |Pas de Commentaires »

Trump

Mais nous fondons sur ce monsieur Trompette les plus vives espérances : il serait trop juste que le pays qui a répandu la laideur sur l’univers entier se le donnât pour chef ; la démocratie représentative s’en verrait rechampie, à défaut que le monde le soit. Il est trop tard ; l’Amérique a mérité monsieur Trompette, et nous avons mérité notre soumission à son Amérique.

Pas de clerc

Curieux candidat que celui qui excite ses satellites à répandre partout qu’il l’est, et répand partout les obstacles à l’être, comme par ces quatre vérités exfiltrées dans les gazettes, dont l’hermine se fâche.

On l’aura vu ce jour aller chez les cols bleus défendre son bilan, non sans courage tant ils ont motif, sinon raison, à le lui contester pour ce qui les concerne, mais quoi ! un qui tirerait sa révérence ne le voudrait-il pas faire aussi avec l’éclat de la tâche accomplie ?

Il le devrait, et l’on voudrait se caresser de la pensée que Batavio serait le premier grand à résister à la tentation de se croire indispensable, mais c’est là passion qui ne nécessite même pas qu’on soit grand.

Publié dans : Aile gauche, Chronique compendieuse | le 17 octobre, 2016 |Pas de Commentaires »

#Théoriedugenre

C’est grosse ruse qu’alléguer l’inexistence d’une chose pour la garder des soupçons qu’elle s’attire. 

Fussiez-vous pape (a fortiori si moins que pape : simple bourgeois, édile ou parent d’escholier) à jurer l’avoir vue, un choeur outragé de témoins du néant, tous grand-croix de la Gazette ou gidouilles des Universités, vous renverrez au vôtre en vous jetant à la face qu’il n’y a rien, non, décidément rien, où vous avez vu quelque chose, et qu’on voit seulement que vous y cherchiez des histoires. 

Disons-le, car c’est vrai : nous cherchons des histoires, car ce rien nous fait quelque chose.

Remaniement

C’était hier, et la nouvelle aura été promptement effacée par le coup de balai qu’a donné aujourd’hui Batavio dedans sa cour : l’eussiez-vous cru, Lambuche est candidat à sa prochaine figuration à l’élection suprême.

Dites-moi donc qu’il n’y a pas tant de jours dans l’année que ces entrechoquements ne se puissent produire, je vous dis, moi, que vous avez le nez trop court, et que ces deux-là se sont parlé comme devant. Qu’il était trop précieux au premier de convaincre le second d’occuper à gauche la bordure, tandis que lui retapisserait le mou du ventre. Et qu’enfin il faudra qu’il n’y ait rien de ce côté qui gêne, rien donc que lui et lui.

Et ne dites pas davantage que notre prince à la cravate traversière aurait trop répugné à soulever son téléphone à cause de mauvaises paroles prononcées il y a quatre ou cinq ans. Rappelez-vous qu’avec Gambaze, qui tient de cornaquer le troupeau socialeux d’avoir ses petites entrées au Palais, Lambuche a plus que des affinités : il a des souvenirs. Et l’âge venant, quelle chose nous pourrait plus attendrir ?

 

Publié dans : Aile gauche, Chronique compendieuse | le 12 février, 2016 |Commentaires fermés

Vivre-ensemble (le)

À y bien regarder, la peste soit de ce trait d’union-là. Tous ces événements de l’an passé n’ont pas du peuple épuisé le courage, mais le zèle de la cour tant que des parlements et des gazettes, des paroisses et des ligues, à en célébrer le souvenir aura tôt fait d’écœurer les plus dociles.

Encore que l’on se fût, dans les billets et sous les préaux, si abondamment adonné qu’on l’a fait pour verser le même jus tiède, à réunir les motifs qu’il y a dans les nations de ne pas s’entretuer ! Qu’on eût rappelé par le détour de cent tableaux, d’autant de fables et de mille apologues, combien l’aménité est préférable à la rudesse, la bienveillance à la raillerie et la politesse à la morgue, la prévenance à la désinvolture, le tact à la grossièreté, l’attention à l’imbécillité et la persuasion à la violence…

Mais qui parle de cela ? Il ne faut plus passer que par le vivre-ensemble, qui nous met la nausée à la gorge, et qu’on dégorge tout de bon quand il est pour surcroît citoyen.

Taureaux

D’aucuns s’éjouissent de voir le bureaucrate étouffer le toréador. Leur cœur sensible les arme assez contre la tauromachie. Grande victoire ! Et ils s’en vont à manger à la guinguette les viandes de bœufs et de veaux qui n’auront jamais vu en face ni le soleil ni la mort.

Que leur coûte l’abattage concentrationnaire, s’ils peuvent s’absoudre d’une caresse théorique sur l’échine d’un fauve ?

Nous demandons un lâcher de toros dedans l’enceinte du Parlement d’Europe.

Publié dans : Observations | le 31 octobre, 2015 |Pas de Commentaires »

Tolérance zéro

La fable des cinq cents millions que le saut de portillon coûterait aux transports publics sert depuis trois mois d’antienne à Pécrassine, dans la course à l’élection régionale. Obliger l’usager de la malle urbaine à se munir des preuves de son état-civil ?

Grobertru, Hystrézi et quelques autres ennemis de la liberté qui siègent sur le banc droit se sont offerts à porter l’idée avec elle, et le banc gauche la fera sienne demain, en jurant qu’il lui en substitue une autre.

Or pourquoi ne pas exiger en plus du suspect un acte complet de moins de trois mois, la preuve de la religion de ses pères ou un certificat d’aryanité ?

Pécrassine au moins échappera à ces obligations ; elle aura après la campagne une voiture de fonction.

Publié dans : Aile droite, Chronique compendieuse | le 22 août, 2015 |Pas de Commentaires »

Demande d’asile (@Elysee )

Nous ne vous reprocherons pas, Monsieur le Président, de visiter M. Biya, M. Santos, ou tout autre satrape que vous voudrez et que la diplomatie commande de voir, mais nous ne nous défâcherons pas de votre rejet de la demande d’asile de M. Assange, parce qu’elle entache l’honneur de notre pays.

Ah ! Et ne nous dites pas qu’il ne peut y prétendre n’étant que poursuivi par la justice de démocraties exemplaires, alors que sont notoires les méthodes sinon tant les services qui l’ont attiré dans le piège où vous le repoussez. Nous avons soupé déjà de ces lâches défausses.

Publié dans : Aile gauche, Chronique compendieuse | le 3 juillet, 2015 |Pas de Commentaires »

Loi scélérate

« N’est-ce pas aujourd’hui que ces Messieurs du Parlement vont donner aux gens d’armes pouvoir de surveiller les mots et les gestes de tout un chacun et son for intérieur ?
– Ah ! Vous vous inquiéteriez de cette forfaiture ? Seriez-vous de ceux qui ont tout à cacher ?
– Dame ! Les endroits écartés où d’être homme d’honneur… Et je n’y classe point, pour ma part, les parvis où s’agitent les sergents recruteurs de la guerre sainte.
– Croyiez-vous donc que le mahométisme occupera seul les mouches de la police ? Baderne ! Défiez-vous autant des sites libertins où vous pourrait conduire une humeur trop badine…
– Monsieur !
– Tout doux ! Foin de façons…
– Soit. Eh bien, ces connexions légères, la même loi scélérate les voudrait-elle pendables ?
– Nenni, cette loi point, mais celle que les mêmes parlementaires ont adoptée le douze du mois. Ne met-elle point à l’amende les pratiques du demi-monde, si que derrière chaque annonce qui sent sa gaudriole la maréchaussée devinera à sa convenance le bidet et le rideau rouge, le souk aux hétaïres et les mocassins bicolores ? Et qu’il n’est pas besoin que la transaction soit consommée pour que soit constitué le contrevenant de cinquième classe ?
– Mordiou ! Vous m’effrayez. Ne ferions-nous pas mieux de nous faire mahométans ? »

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